mercredi 13 février 2013

Le dessous des cartes - Syrie, les origines de la crise

Deux émissions diffusées en Septembre 2012 pour en savoir un peu plus sur ce pays.




Serge Halimi - L'ère des restaurations

Présentation de la conférence :

Une crise financière d'une grande ampleur secoue actuellement notre monde, accompagnée par un risque de récession. Cette crise qui terrasse certains géants financiers fait voler en éclat bien des illusions. Les annonces les plus folles se succèdent : un plan de soutien aux banques de 360 milliards d'euros, création d'un fonds d'investissement souverain à la française, et le discours dominant semble changer. Il nous paraît bon de nous poser et, loin du brouhaha médiatique, de nous efforcer de mieux décrypter les discours et de comprendre comment on a pu en arriver là. Nous reviendrons sur les origines de cette illusion du « marché auto-régulé » avec Serge Halimi, illusion qui a contaminé tout le champ politique et médiatique.

Serge Halimi est directeur du journal le Monde diplomatique, auteur notamment de l'ouvrage: « Le grand bond en arrière. Comment l'ordre libéral s'est imposé au monde » paru en 2004. 
Docteur en sciences politiques de l'Université de Berkeley, puis professeur associé à l'université Paris-VIII de 1994 à 2000, Serge Halimi est spécialiste des États-Unis.

Cette captation sonore a été réalisée le lundi 17 novembre 2008 à 20h à la Rose des Vents, boulevard Van Gogh, Villeneuve d'Ascq dans le cadre des activités organisées par les Amis du Monde diplomatique de Lille.


vendredi 1 février 2013

UMP - Reprendre la main sur les questions de société

Publié en juillet 2009, voici un rapport passionnant préparé pour le groupe UMP à l'Assemblée Nationale, par un groupe de travail animé par Hervé Mariton, député de la Drôme à la demande de Jean-François Copé.


Les rédacteurs y proposent toute une série de conseils en stratégie rhétorique pour se donner un image moins "ringarde" dans les débats sur les sujets de société. 

A lire impérativement pour découvrir ce à quoi ressemble un guide de communication politique.

Cliquer ici  pour lire le rapport en format PDF.

lundi 24 septembre 2012

Michel Collon - "USA : pourvoyeurs de terroristes et fauteur de guerre en Syrie



Article paru sur son site officiel

20 septembre 2012

Jadis, l’Occident menait la Guerre Sainte pour répandre le christianisme et la civilisation. Aujourd’hui, la religion nouvelle s’appelle « droits de l’Homme », « démocratie » ou « protection des civils ». Au nom de ses valeurs et de ses intérêts, l’Occident, Etats-Unis en tête, ne recule devant aucun sale coup : financement de groupes d’opposition et de filières terroristes, désinformation, opérations psychologiques (Psyops), livraison d’armes, formation de mercenaires, actions de sabotages et de déstabilisation, embargos et sanctions, attentats ciblés, attentats aveugles et au besoin, bombardements massifs.


 



Si la Syrie est aujourd’hui dans la ligne de mire de nos Etats, ce n’est certainement pas parce que le régime maltraite ses opposants. Nous avons vu en effet comment nos élites pouvaient faire preuve de compassion et d’indulgence envers leurs alliés régionaux qui ne sont pas moins violents comme le régime de Tel-Aviv, celui d’Ali Abdallah Saleh au Yémen, de Ben Ali en Tunisie, celui des Saoud au Royaume du même nom ou celui des Al Khalifa au Bahreïn.

D’abord, la Syrie paie le prix de son attachement à sa souveraineté nationale. C’est le dernier pays arabe capable de résister au courant néoconservateur qui déferle avec le soutien de l’Occident sur les pays de la région à la faveur du « printemps arabe ».

Ensuite, la Syrie subit des représailles pour son insoumission à Israël. L’alliance stratégique que Damas a tissée avec l’Iran et les organisations de la résistance libanaise et palestinienne est un crime grave et sans appel aux yeux de nos élites. Officiellement en état de guerre avec Israël, l’Etat syrien est de surcroît doté de la dernière armée arabe capable de résister à la superpuissance de Tsahal.

Tous les mémorandums altruistes de l’Occident sur la Syrie ne servent qu’à dissimuler ces deux réalités. Pour se rendre compte de l’imposture humanitaire, est-il besoin de rappeler l’aveu d’Henry Kissinger, ancien secrétaire d'Etat sous le président Ford, affirmant que « les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts » (cf. Georges Soros, On Globalization, New York Review of Book, 2002, p. 12) ?
Nous aurions bien voulu croire que la mission de nos élites soit de répandre le Bien. Mais nous pensons avoir le droit d’être sceptique quant aux intentions et aux moyens mis en œuvre en Syrie par ceux-là même qui nous avaient tant promis l’avènement de la démocratie en Afghanistan, en Irak ou en Libye.

La Libye pour ne citer que cet exemple a curieusement disparu de nos écrans-radars alors que les milices y font régner la terreur et procèdent à une épuration ethnique et religieuse méthodique. Des dizaines de milliers de prisonniers politiques accusés de loyauté envers l’ancien régime et d’émigrés subsahariens croupissent dans plusieurs prisons secrètes. Ces détenus sont quotidiennement torturés et parfois assassinés dans l’indifférence générale. Tous les jours, des attentats sont commis par des inconnus et des règlements de compte opposent des bandes rivales. Les tombeaux des saints considérés comme « hérétiques » sont détruits un à un sous le regard bienveillant des nouvelles forces de « sécurité » (cf. De Morgen, 30 août 2012). Bref, la Libye est en pleine voie de « somalisation ».

Depuis dix-neuf mois, un feu destructeur ravage la Syrie. Affirmer que ce feu est alimenté par la seule intransigeance et la seule brutalité du pouvoir syrien est parfaitement malhonnête. Car ce feu n’est ni une nouveauté ni exclusivement dû à des facteurs intérieurs. Ce feu est en effet entretenu sous forme de guerre larvée par les puissances occidentales depuis la libération de ce pays en 1946 du joug français. Soucieuse de restaurer leur tutelle sur la Syrie, ces puissances coloniales ont indirectement contribué à la militarisation de ce pays en soutenant la création et l’expansion d’Israël (1948) ainsi que toutes les pétromonarchies du Golfe dont le discours religieux sectaire s’avérait utile face au panarabisme prôné entre autres par l’Egypte de Nasser et la Syrie baassiste. En avril 1949, pour établir leur hégémonie sur la Syrie et soulager Israël, les USA ont soutenu le coup d’Etat du colonel Za’im. En 1957, soit bien avant l’avènement de la Syrie d’Hafez el-Assad, l’axe américano-britannique a planifié d’assassiner trois dirigeants syriens jugés trop pro-soviétiques (cf. Ben Fenton, The Guardian, Macmillan backed Syria Assassination Plot, 27 septembre 2003). A l’époque, tous les plans de renversement du régime baassiste ont été envisagés par la CIA et le SIS (MI-6) : organisation de troubles, appels à l’insurrection, création d’un « Comité Syrie Libre », armement de l’opposition, « activation des Frères Musulmans à Damas ». Bien naïf serait celui qui nierait la similitude entre cet épisode de l’histoire syrienne et la situation actuelle.

Revenons un moment sur le traitement de l’information à propos des événements récents. A partir de mars 2011, profitant de l’agitation naissante dans le pays, nos experts en communication ont exagéré le poids de l’opposition et l’ampleur de la violence d’Etat tout en minimisant le réel soutien populaire dont dispose le gouvernement de Damas ce que d’ailleurs l’ambassadeur de France en Syrie Eric Chevalier n’a pas manqué de reprocher à son ministre Alain Juppé. On nous a sciemment caché la militarisation d’une partie de l’opposition syrienne et la présence de groupes terroristes s’infiltrant depuis le Liban, une réalité pourtant constatée dès le mois d’avril 2011 par des journalistes d’Al Jazeera, la chaîne qatarie. La censure imposée par le patron d’Al Jazeera alias émir du Qatar sur les événements qui révéleraient la conspiration anti-syrienne a contraint ces journalistes à faire « défection » pour utiliser un terme que l’on nous sert toujours à sens unique.

Qui plus est, à vouloir dénoncer systématiquement la propagande de l’Etat syrien, la presse mainstream occidentale a soit gobé soit alimenté la propagande de l’opposition radicale allant jusqu’à déguiser des massacres de soldats ou de civils par des terroristes en « crimes de la dictature » comme à Jisr-Al-Choughour (juin 2011), Houla (mai 2012), Deir Ez Zor (mai 2012) ou Daraya (août 2012). On peut en conclure que l’Occident mène au moins une guerre psychologique contre la Syrie.

Est-il cependant raisonnable de croire que l’Occident n’est pas militairement engagé dans ce pays ?
En automne de l’année dernière, lorsque le gouvernement syrien a appelé les conjurés à déposer les armes, Victoria Nuland, porte-parole du département d’Etat US, a sommé ses protégés syriens de désobéir. Parallèlement, les agents de la CIA et leurs acolytes européens ont incité les soldats syriens à passer dans les rangs d’une armée de mercenaires placée sous commandement de l’OTAN par le truchement de l’armée turque.
Sans surprise, les QG de l’Armée syrienne libre (ASL) installés au Hatay accueille désormais des terroristes du monde entier désireux d’en découdre avec les Syriens patriotes accusés d’être des « infidèles » à la solde de « l’ennemi chiite ». Ces terroristes y reçoivent une formation militaire, des armes, des pick-up surmontés de fusils-mitrailleurs, des MANPAD (systèmes portatifs de défense anti-aérienne) et des appareils de communication performants.

« Nous avons surtout récupéré des roquettes RPG9 puisées sur les stocks de l'armée saoudienne » jubile un rebelle dans les colonnes du Figaro (28 juin 2012) qui ajoute « Elles ont été acheminées par avion, jusqu'à l'aéroport d'Adana, où la sécurité turque a surveillé les déchargements avant de savoir à qui ces roquettes allaient être destinées ». Petits détails : l’armement saoudien est essentiellement américain et la base turque d’Adana dont parle le terroriste, est la base américaine d’Incirlik. L’Occident s’est longtemps défendu de fournir des « moyens létaux » aux terroristes alors que des agents du Service fédéral de renseignement (BND) croisant au large de la Syrie transmettaient des informations concernant les mouvements des troupes syriennes aux services britanniques et US pour qu’elles parviennent aux rebelles (cf. Bild am Sonntag, 19 août 2012).

Selon le Sunday Times, les services britanniques basés à Chypre ont eux aussi aidé les insurgés à mener plusieurs attaques. Le fait d’indiquer à ces derniers à quel moment et quel endroit ils doivent tirer sur les troupes syriennes ne revient-il pas de facto à participer militairement au conflit ? L’Occident semble donc loin d’être neutre et habité par de louables intentions. En cette époque de crise et de récession, il peut même se targuer de mener une guerre low cost dans laquelle les seules victimes sont des Arabes.
En rappelant ces faits, notre but n’est absolument pas de minimiser les responsabilités du gouvernement de Damas dans la terrible répression du mouvement de contestation syrien, les crimes d’Etat commis au nom de « la paix et la sécurité », le degré de corruption de certains hauts fonctionnaires de l’Etat, la cruauté de ses services de renseignement, ni l’impunité dont ils ont trop longtemps bénéficié. Tous ces facteurs internes de la tragédie syrienne font partie des éléments déclencheurs de la légitime révolte populaire lancée en mars 2011.
Nous réitérons au passage notre profonde indignation face au degré de violence du conflit syrien et souhaitons que le peuple syrien puisse accéder à l’improbable démocratie à laquelle il aspire légitimement.
En soulignant le rôle de l’Occident dans la militarisation de l’Etat syrien, nous tenons avant tout à renouveler cet avertissement à ceux qui croient en « la libération » du peuple syrien par la voie des armes : au-delà du caractère illégitime de l’action de nos pompiers pyromanes, celle-ci a pour seul résultat l’augmentation de la souffrance de ce peuple et entraîne inexorablement l’humanité dans une aventure aux conséquences que nul ne peut aujourd’hui mesurer.

Les show médiatique d’un Laurent Fabius qui appelle au meurtre du président syrien (en déclarant qu’il ne mérite pas de vivre), celui d’un Didier Reynders qui vient de plaider au sommet de Paphos pour « le devoir d’ingérence » en Syrie ou les déclarations scandaleusement violentes de l’administration Obama ne font que précipiter l’humanité vers ce chaos.

Hier -au nom du respect de la souveraineté des peuples, de l’humanisme et de la paix-, nous, avons dénoncé l’invasion de l’Afghanistan sans pour autant éprouver de sympathie pour les Talibans. Nous avons manifesté contre l’invasion de l’Irak sans pour autant défendre le président Saddam Hussein. Nous avons protesté contre l’ingérence occidentale en Côte d’Ivoire sans être des laudateurs du président Laurent Gbagbo. Nous nous sommes indignés de l’implication occidentale dans la guerre civile libyenne sans adorer le dirigeant Kadhafi. Et aujourd’hui, nous nous insurgeons contre l’intervention militaire en cours en Syrie sans pour autant être des partisans du président Bachar El-Assad.

Constatant que la destruction de la Syrie ne profite qu’à ses ennemis de toujours, conscients que seules les initiatives prônant la paix, le dialogue et la réconciliation pourront offrir une alternative digne et viable au peuple syrien, nous appelons tous les véritables amis de la Syrie à condamner l’ingérence de nos dirigeants dans les affaires intérieures de ce pays.

Michel Collon - Guerre et mensonges des médias

Video de Global Research TV.com

Conférence du 4 juillet 2012

5 vidéos à suivre - 45 minutes en tout


mardi 17 juillet 2012

Agressé dans un Mc Do parce qu'il portait des lunettes digitales


Je copie colle un article publié ici.

Notez que facebook interdit la diffusion de ce lien : 

" Le contenu que vous essayez de publier contient un lien qui a été bloqué car il contient des messages indésirables ou dangereux.  "

Voici donc l'article original :

Digital Eye Glass

I believe that Digital Eye Glass will ultimately replace glasses, and will help many people see better, and improve the quality of their lives through Augmediated Reality.

Personal introduction

I wear a computer vision system, and carry a letter from my family physician, as well as documentation on this system when I travel. 

I have worn a computer vision system of some kind for 34 years, and am the inventor of the technology that I wear and use in my day-to-day life. 

Although it has varied over the last 34 years, I have worn the present embodiment of this system (pictured below) for 13 years. This simple design which I did in collaboration with designer Chris Aimone, consists of a sleek strip of aluminum that runs across the forehead, with two silicone nose pads. It holds an EyeTap device (computer-controlled laser light source that causes the eye itself to function as if it were both a camera and display, in effect) in front of my right eye. It also gives the wearer the appearance of having a "glass eye", this phenomenon being known as the "glass eye" effect (Presence Connect, 2002). Over the years the EyeTap has also therefore been known as the "Glass Eye" or "Eye Glass", or "Digital Eye Glass", using the word "Glass" in its singular form, rather than its plural form "Glasses" (See figure caption, "EyeTap digital eye glass", Aaron Harris/Canadian Press, Monday Dec. 22, 2003)

Recent news has described me as "the father of wearable computing" in the context of various commercially manufactured versions of similar eye glass, such as those made by companies like Google, Olympus, and the like (see below), so as this technology becomes mainstream, McDonald's might need to get used to it. 


I originally created this technology, and the computer vision algorithms (e.g. HDR = High Dynamic Range), to help people see better. I have also assisted a number of blind and visually impaired (partially sighted) persons with various projects, and I continue to conduct research in this area. I was also part of the team that invented, designed, and built rehabilitation technology for the Canadian National Institute for the Blind, and this technology continues to be used by the CNIB. 

Physical assault and willful destruction of customer's property by persons acting as representatives of McDonald's

In June of 2012, my wife, children, and I traveled to Paris, France, for our summer vacation, in order to give our children the opportunity to learn true Parisian French (we have them enrolled in French immersion at school). 

On the evening of 2012 July 1st, my wife and children and I went to McDonalds at 140, Avenue Champs Elysees, Paris, France, after a day of sightseeing (8 museums and other landmark sights, as part of a boat cruise package), and while we were standing in line at McDonalds, I was stopped by a person who subsequently stated that he was a McDonalds employee, and he asked about my eyeglass (digital computer vision system, i.e. EyeTap). 

Because we'd spent the day going to various museums and historical landmark sites guarded by military and police, I had brought with me the letter from my doctor regarding my computer vision eyeglass, along with documentation, etc., although I'd not needed to present any of this at any of the other places I visited (McDonald's was the only establishement that seemed to have any problem with my eyeglass during our entire 2 week trip). 

Since I happened to have it with me, I showed this doctor's letter and the documentation to the purported McDonalds employee who had stopped me in the McDonalds line. 

After reviewing the documentation, the purported McDonalds employee accepted me (and my family) as a customer, and left us to place our order. In what follows, I will refer to this person as "Possible Witness 1". 

We ordered two Ranch Wraps, one burger, and one mango McFlurry, from a cashier who I will refer to as "Possible Witness 2". My daughter handled the cash to pay Possible Witness 2, as my daughter wanted to practice her French. Possible Witness 2 complimented my daughter on her fluency in French. 
Next my family and I seated ourselves in the restaurant right by the entrance, so we could watch people walking along Avenue Champs Elysees while we ate our meal. 

Subsequently another person within McDonalds physically assaulted me, while I was in McDonand's, eating my McDonand's Ranch Wrap that I had just purchased at this McDonald's. He angrily grabbed my eyeglass, and tried to pull it off my head. The eyeglass is permanently attached and does not come off my skull without special tools. 

I tried to calm him down and I showed him the letter from my doctor and the documentation I had brought with me. He (who I will refer to as Perpetrator 1) then brought me to two other persons. He was standing in the middle, right in front of me, and there was another person to my left seated at a table (who I will refer to as Perpetrator 2), and a third person to my right. The third person (who I will refer to as Perpetrator 3) was holding a broom and dustpan, and wearing a shirt with a McDonald's logo on it. The person in the center (Perpetrator 1) handed the materials I had given him to the person to my left (Perpetrator 2), while the three of them reviewed my doctor's letter and the documentation. 

After all three of them reviewed this material, and deliberated on it for some time, Perpetrator 2 angrily crumpled and ripped up the letter from my doctor. My other documentation was also destroyed by Perpetrator 1. 

I noticed that Perpetrator 1 was wearing a name tag clipped to his belt. When I looked down at it, he quickly covered it up with his hand, and pulled it off and turned it around so that it was facing inwards, so that only the blank white backside of it was then facing outwards. 

Perpetrator 1 pushed me out the door, onto the street. 

The computerized eyeglass processes imagery using Augmediated Reality, in order to help the wearer see better, and when the computer is damaged, e.g. by falling and hitting the ground (or by a physical assault), buffered pictures for processing remain in its memory, and are not overwritten with new ones by the then non-functioning computer vision system. 

As a result of Perpetrator 1's actions, therefore images that would not have otherwise been captured were captured. Therefore by damaging the Eye Glass, Perpetrator 1 photographed himself and others within McDonalds. 

The following images, all taken by Perpetrator 1 (i.e. their having been captured was caused by Perpetrator 1's actions), were among those recovered from the damaged computer vision system, and will hopefully help in solving this crime: 

Possible Witness 1 (stated he was a McDonald's employee):


Possible Witness 2 (the cashier who sold my family our food items):


Left-to-right: Perpetrator 2, Perpetrator 1, and Perpetrator 3:


Left-to-right: Perpetrator 2 tearing up my doctor's letter, while Perpetrator 3 watches:


Perpetrator 1's name tag:


Perpetrator 1's attempt to conceal his name tag:

Please help

I tried on many occasions to contact McDonald's but have not received any response. As McDonand's does not publish any direct contact email information, I used the whois database to find some email addresses, e.g. of domains like "mcdonalds.com" and emailed those addresses. 

My attempts included filling out various online forms on mcdonalds.com but to no avail. I also tried calling the main number, at mcdonands.com: 1-800-244-6227, but got a voice recording that was totally unintelligible (very loud and distorted), and it appears this number does not work. 

I also contacted the Embassy, Consulate, Police, etc., without much luck. 

In my research, I came across Penny Sheldon, a travel agent from Boise, Id., who was physically assaulted by McDonalds staff in Paris, France, because she photographed their menu. This seems surprising because many people use a handheld camera as a seeing aid to magnify and read signs, etc. (zooming into a picture to see it on screen). 

Penny Sheldon contacted the Police in Paris, but did not receive much help from them. 
I'm not seeking to be awarded money. I just want my Glass fixed, and it would also be nice if McDonald's would see fit to support vision research. 

I don't have the resources to take on a branch of a large multi-national corporation operating in a distant country, but I could use some help and advice as to how to resolve this matter, how to ensure it doesn't happen again to me or anyone else wearing Eye Glass, and what can be done to advance Digital Eye Glass research in not just the technological realm, but also the realm of social responsibility and "culture and technology. 


Best regards, 

Steve 

Dr. Steve Mann, PhD (MIT '97), PEng (Ontario), 
330 Dundas Street West 
Toronto, Ontario, 
Canada, M5T 1G5.